Les ressources marines et côtières et le changement climatique

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C’est le thème du 4éme atelier thématique du forum PRCM qui a été enrichi par des communications portant sur la relation entre les Mangroves, les rizières et changement climatique en Guinée-Bissau ; l’activité de ramassage du sable et des inertes dans les plages et montagnes par la femme cap-verdienne et l’impact du changement climatique sur l’hydrologie et la gestion des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal.

Concernant la première communication, le constat est qu’en Guinée Bissau la mangrove couvre 9,3% du territoire et s’étend sur 150 kilomètres à partir de la cote. C’est dans cette zone que se trouve l’essentiel des parcs pour la conservation.

L’agriculture, la riziculture, le fumage des poissons, la coupe de bois, la production de sel, le maintien des digues dans les zones d’abandon de la riziculture, ont entrainé une perte de toute la biodiversité de la zone. Les recommandations ont porté sur comment équilibrer la biodiversité et la sécurité alimentaire pour résoudre l’équation riz - mangrove, lever certaines contraintes telles que le démantèlement par les populations des digues dans les zones de mangroves anciennement utilisées pour la riziculture  et appuyer le reboisement tout en aidant à la mise en place d’activités alternatives et génératrice de revenus.

Sur la deuxième communication portant sur l’activité de ramassage du sable et des inertes, il a été suggéré de renforcer les capacités des femmes pour la prévention des risques.

S’agissant de la présentation sur les impacts du changement climatique sur l’hydrologie et la gestion des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal. Le présentateur a fait l’historique et l’évolution du bassin du fleuve Sénégal au plan biophysique et son lien aux changements climatiques. Il a présenté les différentes étapes de la prise en charge du bassin au niveau scientifique. Il a également fait la critique de l’approche scientifique à travers les modèles qui n’ont pas toujours été connectés  à la  population locale.

Les recommandations ont porté sur l’intégration de la biodiversité dans l'approche de gestion du fleuve Sénégal et l’aménagement des zones de coopération pour la gestion des ressources et leur partage.